Patton n’eut besoin que de 48 heures pour accomplir l’impensable : faire pivoter une armée entière en plein hiver et déjouer le dernier pari d’Hitler.

Le 19 décembre 1944, tandis que les chars allemands perçaient les lignes alliées dans les Ardennes, les généraux américains se réunirent, en pleine crise. La bataille des Ardennes avait commencé et l’offensive audacieuse d’Hitler menaçait de couper le front occidental en deux.
Plongé dans un silence et une peur profonds, Eisenhower se tourna vers un homme : le lieutenant-général George S. Patton.
« Combien de temps vous faudra-t-il pour faire pivoter votre armée vers le nord et attaquer ? »
La réponse de Patton stupéfia l’assemblée : « Quarante-huit heures, monsieur. »
Les généraux éclatèrent de rire. Mais Patton ne plaisantait pas : il avait déjà rédigé les plans.
Ce qui suivit fut l’un des plus grands retournements de situation militaires de l’histoire. Plus de 130 000 véhicules, 62 000 tonnes de ravitaillement et six divisions de la Troisième Armée ont progressé vers le nord à travers la neige et des températures glaciales. Tandis que d’autres paniquaient, les troupes de Patton – transies de froid, épuisées et à court d’équipement – ont continué d’avancer.
Dans une jeep décapotable, emmitouflé dans une écharpe et animé d’un courage immense, Patton les accompagnait, se tenant au chaud ou se reposant.
Le 26 décembre, ses chars ont brisé le siège allemand de Bastogne.
Hitler avait tout misé sur la surprise et la neige. Mais Patton a répondu par la rapidité, l’audace et en espérant un ciel dégagé.
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